Ces Athées proches de Dieu
Sur quoi un athée base-t-il sa conviction que Dieu n’existe pas ?
Sur le chaos qui l’entoure. La notion de justice et d’injustice est son cheval de bataille. Il devient ainsi soit justicier… chacun à sa façon, même de façon minime, ne serait-ce dans les réflexions lancées de temps à autre, soit il devient fataliste ou quelques fois révolté, ou encore marginal.
C’est le sens de la Vie qui lui échappe. La souffrance est son ennemie et il tente de parfois de soulager les âmes qui en ont besoin.
Est-ce là une attitude de revanchard, d’anarchiste ou même d’idéaliste ? Non. Seul le besoin de justice le guide dans son jugement… généralement.
Alors in fine, un athée étant proche de la justice, bien qu’il la verra toujours à sa façon, ne serait-il pas aussi très près de l’amour, de la compassion… que sont des valeurs spirituelles incontournables ? Sans le savoir, il adopte le comportement de toute personne veillant à la bienveillance, au mieux en toute situation; la bienveillance étant reliée à l’amour d’autrui, au respect de son prochain. Cela est de nature divine.
Être athée n’est donc pas nier que Dieu puisse exister, mais serait avant tout le résultat d’une soif de justice et d’équilibre. Opter pour le déni total, c’est en quelque sorte se séparer mentalement du sens profond de la Vie, bien que le cœur y soit.
En revanche, une fois que l’on accepte de se projeter différemment face aux situations, c'est-à-dire non plus en tant que juge, mais en tant que participant actif de ce grand ensemble, le regard peut commencer à changer.
Puis, ce qui soulagerait davantage la conscience d’une personne athée tient dans la possibilité qu’une justice puisse exister au-delà de l’apparent chaos. Les nuances de chaque existence devraient en ce cas être prises en compte. Nous ignorons tant des secrets de chacun ! Et autant des antécédents pouvant avoir mené à tel ou tel résultat. Ensuite, il existe ce libre arbitre… chacun ayant le choix de ses actes. Tout cela entre en ligne de compte. Enfin réside le karma, d’une vie à l’autre, mais sur cela je ne m’étendrai pas ici.
Revenons à la notion de souffrance, en particulier lorsqu’elle est vécue de manière collective. La vie individuelle saute alors. Qu’il s’agisse d’un crash d’avion ou d’un train qui déraille… la vie bascule. Parfois des obstacles se sont mis en travers du chemin avant de prendre cet avion ou ce train, tels des signes d’avertissement… C’est dire qu‘en étant à l’écoute, nous pouvons être protégés. Ne pas blâmer une contrariété est donc primordial.
Plus l’être humain se tient à l’écoute, et plus son horizon s’élargit, et plus les possibilités de sauvegarde sont grandes. Mais pas seulement…
Plus il se considère comme un enfant de la Vie, un enfant du Divin, et plus il prend conscience que d’autres forces que sa propre volonté l’environnent. Mais attention, celles-ci le laissent libre de ses décisions, chaque jour. Le libre arbitre est un cadeau d’amour… à double tranchant cela va de soi. D’où l’existence du chaos. L’humain ne fait pas toujours les choix les plus judicieux. Il est souvent égoïste et a le sentiment que s’il ne fait comme il l’entend, y compris aux dépens d’autrui, alors il ne sera pas en sécurité. Et voilà qu’il gâche la vie des autres !… Pour son propre compte.
Cela veut-il dire que tous les êtres humains sont ainsi ? Non, fort heureusement ! La nature humaine est profondément solidaire… lorsqu’elle accepte d’ouvrir son cœur. Quand c’est le cas, l’être humain est capable de prouesses, et participe à l’intérêt général, d’une manière ou d’une autre. Car il se laisse porter par sa bonté naturelle. Quand il a fait le choix de l’égocentrisme, il devient ravageur, d’une manière ou d’une autre. Alors il détruit ce qu’il y a de plus précieux : l’entraide.
Quand un individu a conscience de faire partie d’un ensemble, il agit dans l’intérêt de celui-ci. Et les résultats sont là, forcément. Mais s’il agit en pensant bien faire, ce, en imposant sa seule vision des choses, il en blessera plus d’un… forcément.
La nature humaine est capable du meilleur comme du pire, mais cela dépend de ses choix, chaque jour. Ce libre arbitre est donc précieux, mais dessert souvent l’être humain trop pressé ou trop avide. Et inutilement, il fait souffrir autrui alentour.
Ainsi va la vie ! Ce qui n’empêche pas qu’une certaine justice, plus subtile celle-là, puisse exister et rendre des comptes, sur le champ ou plus tard selon les événements et leurs circonstances. Ce retour de boomerang ne se voit pas toujours et se prépare en sourdine, loin de jugement que l’on serait tenté d’établir dans le seul but de se rassurer soi face à ce qui nous dépasse. La justice divine est d’une autre nature que le jugement humain, et est d’abord calquée sur nos actes… et nos intentions les plus profondes. Sa subtilité échappe donc à plus d’un !
Rester en accord avec soi-même est la première clé face au chaos apparent. Ensuite viendra la justice. Cela ne veut pas dire qu’il faille rester passif. Préserver son calme, puis choisir la portée de ses actes est une libération. Pour cela et par-dessus tout, toujours rester à l’écoute de ses véritables intentions, étrangement même celles qui paraissent tout à fait nobles de prime abord… car jusque là, les peurs enfouies résident et peuvent nous pousser à exister en marge de nous-mêmes. Ainsi, rester à l’écoute de ses véritables intentions permet de rester libre, tout en vivant avec la conscience de faire partie du Grand ensemble.
On se sent moins seul et soudain l’horizon s’élargit… L’Unité divine peut transparaître. Elle engendre l’harmonie. Être à l’écoute de cette Unité engendre l’harmonie.
© Jeannick JOSEPH
Chaque article est un travail qui fait partie d’un ouvrage écrit ou en phase de l’être. Merci donc de respecter le travail de l’autrice et de partager cet article en priorité par le biais de ce lien : https://www.xn--clat-9oa.fr/blog/ces-athees-proches-de-dieu-b12.html
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